Salam Alaïkoum,

La prière de l’Aïd El Kebir aura lieu à 7h45 incha Allah. Ci-dessous un extrait des règles à suivre énumérées par “Cheikh Mouhamed ibn Saleh El ’Uthaymîne” (rahimahou Allah)

Allâh a disposé plusieurs règles sur « Al-’Aîd » qui sont :

1) Qu’il est fortement recommandé que les gens fassent le « takbîr » [glorification d’Allâh] pendant la nuit de « al-’Aîd », du coucher du soleil du dernier jour de Ramadhân jusqu’à ce que l’imâm vienne accomplir la prière. La façon de faire le « takbîr » se présente comme suit :

« Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, La ilaha illa Allâh, Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, wa Lilleh il-Hamd »

Qui veut dire :

« Allâh est le plus Grand, Allâh est le plus Grand, il n’y a de dieu si ce n’est Allâh,
Allâh est le plus Grand, Allâh est le plus Grand, et toutes les louanges sont à Allâh »

Ou dire trois fois comme ceci :

« Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, La ilaha illa Allâh,
Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, wa Lilleh il-Hamd »

Et tout cela est permis.

Et il leur est demandé que les voix soient élevées pour ceux qui récitent ce « Dhikr », dans les marchés, les mosquées et les maisons, mais les femmes ne doivent pas élever leurs voix.

2) Le prophète  ne mangeait qu’après son retour du lieu de prière : c’est alors qu’il mangeait de la viande de son sacrifice. (Note sajidine : le prophète béni partait prier sans dejeuner pour l’Aid el Adha et coupait son jeune avec de la viande de l’animal sacrifié (certaines versions rapportent qu’il sagit du foie). Il est sounna de ne pas manger avant de prier (pour les adultes). Pour le reste, au retour, on mange de la viande si on l’a disponible ou autre chose. Si les abatoirs sont loins et que la viande ne revient que tard dans l’après midi, voire le lendemain; il ne faut pas attendre car il est interdit de jeuner en ce jour (comme les 3 jours qui suivent).

Quant à celui qui ne sacrifie pas, il écrit qu’il a le choix de manger ou de ne pas manger avant la salât de Aid. Et dans le cas où il mangerait, on ne dira pas de lui qu’il a agi de façon contraire à la sunnah.

3) Ils doivent porter leurs meilleurs vêtements, et cela est pour les hommes. Quant aux femmes, elles ne doivent pas porter de beaux vêtements quand elles sortent pour le lieu de prière de « al-’Aîd », car le Prophète a dit :

« Laissez-les sortir de manière décente » [Rapporté par l’Imâm Ahmad, Abû Dâwud]

Cela veut dire : dans des vêtements habituels [coutumiers] qui ne sont pas des vêtements extravagants. Il est interdit pour elles de sortir parfumées et maquillées.

4) Il est recommandé (Mustahab) selon certains savants que les gens fassent le « Ghusl » ,les grandes ablutions pour la prière de « al-’Aîd », parce qu’il est raconté sur le sujet que certains anciens [Salafs] l’ont fait. « al-Ghusl », les grandes ablutions, pour « al-’Aîd » est « mustahab », recommandé, comme il est prescrit pour le « Djumu’ah », la prière du vendredi, parce que l’on va rencontrer des gens.

Et si les gens font le « Ghusl » pour cette occasion, alors cela est bon.

 

9) Les gens doivent se féliciter les uns les autres, mais le plus souvent cela se traduit par des comportements interdit de la part de beaucoup de personnes, au point que quand des hommes entrent dans les maisons, ils serrent la mains aux femmes dévoilées sans la présence de mahrâm [personne avec qui la femme ne peut se marier]. Certaines choses blâmables peuvent être pires que d’autres encore.

Mais il leur est obligatoire d’expliquer et de leur dire d’interroger des personnes de confiance parmi les gens de science [afin qu’ils vérifient ces actions]. Elles doivent leur dire ne pas se mettre en colère et de ne pas suivre les coutumes de leurs pères et aïeux, car ce n’est pas une interdiction permise ni même une permission interdite. Elles se doivent de leur expliquer que si elles font cela, elles seront comme pour qui Allâh à dit : « Et c’est ainsi que Nous n’avons pas envoyé avant toi d’avertisseur en une cité, sans que ses gens aisés n’aient dit : Nous avons trouvé nos ancêtres sur une religion et nous suivons leurs traces.» [Sourate 43, verset 23]

Certaines personnes ont comme habitude de sortir au cimetière le jour de « al-’Aîd » afin de passer les félicitations aux occupants des tombes, mais les occupants des tombes n’ont aucun besoin de toutes ces félicitations, car elles ne jeûnent pas ni ne prient.

La visite des tombes n’est pas spécifique au jour de « al-’Aîd » ou au vendredi ou tout autre jour. Il a été prouvé que le Prophète a visité les tombes le soir, comme mentionné dans le hadîth de Âisha rapporté par Muslim.

Et le Prophète a dit : « Visitez les tombes car elles vous rappelleront l’Au-delà. »[Rapporté par Muslim – n°978] […].

La visite des tombes est un acte d’adoration, et les actes d’adoration n’ont pas lieu d’être à moins qu’ils soient conformes à la « Charî’ah » (La Loi Islamique). Certes le Prophète n’a pas spécifié le jour de « al-’Aîd » pour la visite des tombes, donc nous ne devons pas le spécifier non plus.

10) Que les hommes le jour de « al-’Aîd » s’embrassent les uns les autres, il n’y a pas de mal à cela. Que les femmes embrassent leurs « Mahrâms » (personnes avec qui elles n’ont pas le droit de se marier) il n’y a pas de mal.

Cependant, des savants le désapprouvent si ce n’est pour la mère que l’homme embrasse sur la tête ou le front, de même pour sa fille. En dehors de ces deux catégories de personnes parmi les « Mahrâms » l’embrassade doit se faire sur les joues, cela est plus saint.

11) Il est prescrit pour celui qui sort pour la prière de « al-’Aîd » d’aller par un chemin et de revenir par un autre, en suivant l’exemple du Messager d’Allâh [Rapporté par al-Bukhârî – n°986]. Cette Sounnah [tradition] ne s’applique pas aux autres prières, ni pour « al-Djumu’ah » ou pour toute autre prière, elle est spécifique à « al-’Aîd ».

Certains savants voient que cela est aussi légiféré pour la prière du « Djumu’ah » (Vendredi). Ceci dit, la règle sur cette question est que : « Toute action qui trouve sa raison à l’époque du Prophète et qu’il n’a pas fait, et qui est prise comme un acte d’adoration est considérée comme une innovation (Bid’ah) parmi les innovations. » [Madjmu’ Fatâwa de Sheikh Ibn ’Uthaymîne, vol-16 p.216-222]